• Programme : Construction de 156 logements en accession + bureaux + commerces
  • Lieu : Nantes, ZAC EuroNantes, îlot 1C, 44.
  • ZAC EuroNantes, îlot 1C.
  • Calendrier : Livré en janvier 2017.
  • Client : Kaufman&Broad.
  • Maîtrise d'œuvre : Hamonic+Masson & Associés : architecte. Chef de projet: Arnaud Grenié..
  • Photographe : Takuji Shimmura .
  • BET structure : BETAP
    BET fluides : ALBDO
    Exécution : Polytec
    Urbaniste : Atelier Ruelle
  • Coût : 13,5 M€ HT.
  • Surface : 10 352 m² SDP.
  • Distinction : RT 2012.

Tour New’R, ZAC EuroNantes

Un bâtiment unique pour un emplacement stratégique

Tout en courbes, avec ses 100% de balcons filants, New’R est à la fois un hommage à Oscar Niemeyer, à l’architecture balnéaire française des années 70 telle que « Marina Baie des Anges » de André Minangoy et Michel Marot et au fantasme hédoniste de Miami Beach ! Sensuel et multidirectionnel, il apparaît comme un lien, un bâtiment pivot entre le mail Picasso et la nouvelle partie du quartier qui se développe le long de l’infrastructure ferroviaire. Cadrant et captant le site existant, New’R embrasse le site et se fait paysage dans le paysage.

Véritable « signal », sa volumétrie accompagne les différentes échelles du site dans un jeu d’épannelage. La mise en place de paliers intermédiaires permet de séquencer le volume. À travers sa morphologie en « pistons », New’R introduit une gradation dans la façon d’habiter la hauteur. Sa position stratégique et son impact sur le site, renvoient le projet à plusieurs lectures, à des histoires différentes en fonction de l’éloignement ou du rapprochement et provoquent des sensations multiples.

Le travail sur le skyline permet d’introduire des variations au niveau de la silhouette qui se découpe dans le ciel, mais aussi de multiplier des appropriations différentes des toitures. Il permet ainsi d’offrir une vision d’échelles variées aux habitants alentours, et des lieux diversifiés pour les usagers du bâtiment. Le projet joue ainsi sur l’idée de mouvement, d’arrière-plan et de multiplicité.

Un bâtiment connecté au sol

La question de l’espace public et de son prolongement au cœur du dispositif est ici posée comme un préalable, une condition qui va irradier les pratiques et permettre un lien très fort entre l’espace partagé de la rue et le projet.

L’imbrication de tous les flux de la ville (piétons, voitures, vélos) et des divers programmes (parkings, commerces, bureaux, logements) sont autant de percées visuelles à rez-de-chaussée qui accompagnent le « volume du piéton ». Lieu de l’intensité, de la transparence, de la profondeur et des perspectives diverses, ce rez-de-chaussée actif enrichit la ville en offrant un caractère dynamique et vivant sur l’ensemble du périmètre du projet. Percé littéralement par les piétons et les voitures, le bâtiment met en scène une traversée physique et visuelle de l’îlot depuis le mail Picasso vers la rue du Pré-Gauchet.

Ce bâtiment est avant tout un bâtiment d’habitation
La ville est constituée de 80 % de logements… c’est un peu comme l’eau pour le corps humain. Il faut donc mettre de l’exceptionnel dans ces 80 %. La vie et la richesse d’une ville ce sont ses habitants. En offrant ici des logements et des espaces extérieurs multiples et variés dans leurs typologies (on trouve 40 typologies différentes sur 156 logements), nous proposons de la diversité dans le groupe. La répétition inhérente à la thématique du logement collectif est ici contrebalancée par les notions d’unicité et d’appartenance (typologies, espace extérieur, vues…).

L’introduction d’un bac planté intégré au garde-corps permet une appropriation différente des terrasses des premiers niveaux. Ces jardinières offrent aux habitants la possibilité de laisser libre cours à leurs envies (plantes aromatiques, fleurs…). Plus on s’élève, au-delà de tout vis-à-vis, plus la terrasse devient grand écran panoramique.

Mais pour que cela soit optimum, il faut aussi de la convivialité.
C’est ainsi que deux plateformes collectives viennent prendre place au sein de la résidence offrant la possibilité aux habitants de se retrouver et d’envisager un futur partagé. Au dixième étage se trouve un espace potager avec une serre. L’association Bio-T-full, en partenariat avec le syndic et le maître d’ouvrage, propose une trentaine d’ateliers aux habitants. Pendant l’année 2017, la plantation de la serre et l’entretien des cultures seront le fruit des activités collectives mises en œuvre avec les habitants. Au seizième étage, un vaste deck solarium est mis à disposition des habitants et permet d’organiser anniversaires, soirées, et autres événements.

Ce bâtiment est aussi une tour d’observation

Cette hauteur intermédiaire de 55m a une vertu pédagogique. Vivre ici, c’est comprendre et apprendre la ville qui nous entoure.
De l’architecture en cinémascope.

Enfin, ce bâtiment est un manifeste

L’architecture n’est pas une question de système ou de rentabilité, elle a à voir avec la beauté et le plaisir. Il nous faut retrouver cette liberté d’expérimentation formelle, stylistique, matérielle, typologique. L’esthétique — c’est-à-dire ce qui est relatif à l’art et au sentiment du beau — doit redevenir une valeur positive, un vrai projet éthique, moderne et démocratique.